La veillée d’hier soir fut relativement calme. Oui, relativement : les plus à l’écoute ont entamé des jeux de société, jeux de cartes et autres activités à décibels réduits quand les plus rock’n’roll devaient encore décharger. Alors tournoi de ping-pong et de baby-foot. Quelqu’un peut dire à M. Marcet qu’il était censé se reposer ?
33 participants ont essayé de battre Mme Chenal au puissance 4. M. Petit, Mme Coquenpot, tous en vain.
Le coucher s’est ensuite déroulé sans embûche, enfin on saura pas, les profs se sont endormis en 5 secondes.
Avant de partir, le rafting était l’activité que toutes et tous redoutaient. Certains, au moment de s’équiper, sont venus nous voir et ne voulaient plus faire, peur de ce qui les attendait. Au final, l’activité fut un carton plein. Tous, sans exception, attestent : c’est un « BANGER » !!
Les élèves étaient répartis par groupes de 8/9 élèves avec un moniteur et les profs avaient 2 rafts en binôme et un kayak seul.
Au bout de 10 min de descente, premier arrêt. Un saut d’environ 3 m dans la rivière, pour réveiller tout le monde. M. Petit en avait bien besoin. Les plus réticents ont commencé par décliner la proposition puis, en voyant tous leurs camarades s’amuser, ils ont rejoint le mouvement. Au final, les moniteurs ont eu du mal à les arrêter pour repartir dans les bateaux. M. Graff, qui avait le raft seul, est encore actuellement en train de sauter. Il n’arrivait pas à accepter que les élèves maîtrisent le salto et pas lui… Oui, il y a eu des saltos. En avant, en arrière, de travers, qui terminent sur les fesses… de quoi faire grincer les dents des profs.
Les moniteurs étaient excellents : ils ont proposé toutes sortes de jeux qui avaient globalement tous pour but soit d’arroser les profs, soit de mettre les élèves à l’eau, soit de mettre un prof à l’eau.
Oui, M. Petit est grand et gaillard mais face à 9 gamins… il a tout donné pour résister. Le bateau est arrivé tout droit en direction du sien, tels des vikings. Une fois à leur hauteur, un combat de catch géant : 9 élèves qui sautent de leur raft sur M. Petit. Le naufrage était inévitable.
Mais ils venaient de réveiller le KRAKEN… Piqué, touché dans son ego, il se devait de riposter. Il a choisi sa première cible : le bateau Coquenpot/Chenal. Il choisit deux complices, au pif : Marcet et Graff. Hasard de dingue !! Un regard a suffi, le plan Vigipirate était lancé. En une poignée de secondes, le pillage était réussi : bateau retourné, équipage noyé.
Fiers de leur première mission réussie, s’en sont suivi 34 autres victimes.
La descente continuait : faire des toupies, heurter les rochers, « banzaï » dans les rapides. Le tout en chanson. Mme Coquenpot avait un peu plus de mal à maîtriser son raft en ayant cassé sa pagaie en deux pour le bonheur de Mme Chenal, embarquée dans un grand fou rire. La cour des miracles…
Départ pour l’accrobranche. Une aire de pique-nique était disponible sur place et nous a permis de nous restaurer avant d’entamer l’activité chimpanzé.
15 parcours, du plus facile au plus relou. Oui relou, vous verrez.
Premier parcours, le moniteur envoie les élèves par groupes de 10 et ils devaient rester ensemble sur le parcours. Il faut toujours écouter les profs d’EPS :
Vous êtes sûrs ? Ils vont faire que s’attendre, se bloquer, il y aura trop d’écart entre eux. Il faut qu’ils partent plus individuellement ou par 2/3.
Non, c’est mieux pour nous et il faut un prof avec chaque groupe.
Mhhh d’accord.
Fin du premier parcours, 54 voix prépubères, stridentes parfois, toutes en chœur : « Monsieur on peut se séparer on fait qu’attendre c’est nul »
On l’avait dit ! À partir de là, les loulous se sont répartis sur les parcours qui les attiraient et ont joué les équilibristes pendant 2 h. C’était aussi qu’à partir de là que M. Chenal proposa : « les collègues on fait le 15 ? » Le moniteur venait de dire : les élèves, interdiction sur le 15, il est vraiment dur. Vous vous souvenez hier des idées de Mme Chenal ? M. Petit et Mme Coquenpot déclinèrent gentiment, M. Graff accepte encore et M. Marcet commit l’irréparable : accepter aussi.
Des dizaines de mètres de câbles tendus dans le vide avec une Mme Chenal qui faisait tout bouger. M. Marcet a failli rester bloqué. Deuxième fou rire de la journée pour elle. Ses signes astro : antilope ascendant singe. Alors que M. Marcet dans les arbres c’est un peu comme mettre des chaussures à un chien : c’est pas que ça n’a rien à faire là… mais ça lui va pas. Mais il a réussi. Il peut plus serrer une main, mais il a réussi.
Après cette grosse journée sportive, retour à l’hébergement pour la dernière soirée. Temps libre, rangement des affaires et des chambres pour être prêt en avance. Puis, vous vous en doutez : IT’S BOOM DAY ! (Ça veut dire c’est le jour de la boom)
Le bar est ouvert : diabolo menthe, grenadine, cookies, petits bonbons 🍭. Il faudra pas compter les calories aujourd’hui, heureusement qu’ils se sont bien dépensés dans la semaine. Enfin, si M. Graff n’a pas tout mangé. Disons qu’il n’est pas fâché avec la fourchette… il vaut mieux l’avoir en photo qu’à table…
Que tout le monde sorte sa plus belle tenue, l’occasion de voir les profs d’EPS en tenue civile. « Ehhhh mais vous êtes grave bg madame !! », M. Petit est flatté de ces compliments ! Espérons que les pas de danse vont fuser, que cela devienne une arme pour attirer l’attention des crushs. Il faudra saisir sa chance pour le slow… Pour ma part, je choisis M. Graff. Je croise les doigts 🤞🏼
Demain pas d’article, je suis que prof d’EPS… Retour vers 16 h au collège, on s’arrêtera à Luchon faire les magasins. Non les enfants, il n’y a pas de Zara à Luchon !!
Merci aux lecteurs, peut-être n’êtes-vous que 3… Dans ce cas bisous maman, papa et chérie, vous me manquez.
L’équipe EPS
















